Commune de la Chapelle-Haute-Grue

Maire : Antoine DE BOEVER
1er Adjoint : Claude ADAM
Nombre d'habitants : 52
Nom des habitants : Capelhastégruins
Code postal : 14140
Téléphone : 02 31 61 02 45
Email : mairie.lachapellehautegrue@wanadoo.fr
Horaires : Le vendredi de 10h à 12h
Présentation
La Chapelle Haute Grue fait partie du canton de Livarot et de l’arrondissement de Lisieux dans le Calvados. Sa superficie est de 292 ha et l’altitude maximale est de 191 mètres. Elle est desservie par la route départementale 110 selon un axe Est/Ouest, à 5 km environ de Livarot et à 7 km de Vimoutiers. Elle occupe un promontoire, d’où il y a un magnifique point de vue qui sépare les deux jolies vallées de la Vie et de la Monne, et les pentes sui s’étendent de chaque côté, vers ccs deux rivières.
Origine du nom
Capella Hastegrue au XVIe siècle.
Population
Vers 1769 : 52 feux - 260 habitants Vers 1850 : 95 habitants En 1957 : 17 feux — 87 habitants, pour tomber à 30 habitants en 1999. Sa population en augmentation au dernier recensement en 2006 est de 40 habitants, et prochainement à plus de 60.
Vie locale
Fête Saint Pierre-Saint Paul, messe fin juin, début juillet — 11h30
Fête Saint Laurent messe 10 Août à 20h45 avec procession aux flambeaux
Association des anciens combattants avec Tortisambert-les Autels Saint Bazile et Heurtevent.
Histoire et patrimoine
L’église dédiée à St Pierre et St Paul est très belle et fort ancienne, au moins du XIIe siècle, mais bien sûr, mainte fois restaurée, notamment au XVIe siècle.
Elle est constituée d’une architecture en bois où on distingue parfaitement à l’intérieur les fermes et les puissants poteaux latéraux en chêne, qui en font tout son charme, avec une grande simplicité. Le remplissage des murs en pierre ne sont pas porteur, c’est la charpente qui soutient toute la construction. Le mûr côté cimetière utilise quelques pierres «pierres de roussier », typique de la région de Vimoutiers.
A l’intérieur, nous avons des sablières moulurées, avalées par des radurs. Puis un lutrin avec ses cinq tabourets d’un seul tenant qui date du XVIIIe siècle.
Au cours du XVIIIe siècle, la paroisse de la Chapelle Haute Grue devant être rattachée soit à La Brévière, soit à Tortisambert, fût désaffectée. Le 20 Février 1833, une lettre du Préfet à l’Evêque stipule la décision de mise en vente de certaines églises désaffectées, dont l’église de la Chapelle Haute-Grue, en indiquant les démarches à suivre.
En 1835, un seul acquéreur s’est présenté pour la démolition de l’église ; mais étant insolvable, la vente n’a pas eu lieu, et un groupe de paroissiens réussit à retarder les décisions et a finalement acquis l’église.
Interdite au culte en 1881, elle ne lui fût rendue qu’au début du siècle dernier.
Saint Laurent est aussi un saint très présent en cette église avec à 50 mètres, la source Saint Laurent où presque tous les jours, des personnes viennent prendre~de l’eau pour guérir les maladies de peau et mettent souvent un cierge à l’église.
Sur la commune, se trouve le Manoir de Caudemone, qui date du XVlle siècle.
La terre de Caudemone, mouvante du comte de Montgommery, aurait été l’apanage d’une branche cadette de cette puissante famille. Ainsi, en 1201, Roger de Montgommery est qualifié du titre de Seigneur de Caudemont. En 1570, Jehan Aubert est Seigneur de Caudemone. Au XVIIe siècle, Caudemone appartient aux Du Four. Elisabeth Du Four, mariée à Jacques de Gaultier, sieur des Authieu, est la grand-mère maternelle de Charlotte Corday.
Le corps principal et la tourelle, l’un et l’autre en pans de bois, s’élèvent aujourd’hui sur un haut soubassement de pierres, mais ce n’était pas le cas à l’origine. La Porterie du XVIe est constituée de deux tourelles sur un carré, élevées en faux damier de pierres et de briques.
Se trouve également un beau colombier fin du XVIe en silex et pierres; c’est le symbole du pouvoir féodal. Celui-ci, par sa taille, est un signe extérieur de la richesse du propriétaire.
Si le droit coutumier normand ne précise pas la relation exacte du nombre de boulins avec la surface des terres possédées comme le fait la coutume de Paris, il doit cependant exister un rapport tacite.
C’est au XVe et XVIe siècle que s’élèvent le plus grand nombre de Colombiers.
Signalons encore la terre non seigneuriale du Vaursan (Vorcint), possédée par une branche de la famille Costard sous le règne de Louis XIV. Une vacherie modèle y fut établie au milieu du 19ème siècle par Mr Robiou de la Tréchonnais, agronome distingué, avant d’être transférée près de Lisieux.