Tourisme en direction de Saint-Pierre-sur-Dives

L'Abbatiale

La tour Saint Michel de style roman, vestige de l'église du XIIème siècle, ne servit jamais de clocher, les moines l'utilisaient comme pigeonnier et comme donjon en période troublée. La flèche est du XIIIème siècle.

La tour nord (fin du XIIIème siècle), de style gothique se distingue par les proportions imposantes de ses baies flamboyantes. La partie centrale (XIIIème) reliant les deux tours comporte une porte en bois à deux vantaux posée en 1719.

La tour lanterne s'élève sur deux étages de baies justifiant son nom par la lumière qu'elle apporte à l'édifice. Elle fut restaurée plusieurs fois au cours des siècles.

Le choeur à deux étages est remarquable par ses dimensions. Il comprend deux travées droites et une abside à cinq pans ou rayonnent cinq chapelles.

A quelques pas de l'entrée principale, une ligne oblique est tracée du sud au nord de l'abbatiale, c'est la méridienne. Dans une plaque de cuivre remplaçant un des carreaux, est percé un trou, le "gnomon". il laisse passer les rayons solaires qui, à midi, éclairent selon l'époque, tel ou tel signe zodiacal creusé de part et d'autre de la méridienne.

Les Halles

Fleuron du patrimoine médiéval normand, édifiées au XIème puis agrandies au XVIème siècle, accueillent de nombreuses manifestations dont son authentique marché hebdomadaire le lundi matin et le marché aux antiquaires et brocanteurs tous les premiers dimanche du mois.

Le Marché

Si on peut dater avec précision la fondation du marché de Saint-Pierre-sur-Dives avant le XIIème siècle, on sait que ce lieu d'échange est rapidement devenu le centre économique de la région. Le choix de ce site explique sa prospérité. Situé au bord de la Dives à un point facile à franchir à gué, il se trouve au croisement de deux voies importantes fréquentées par les marchands et à la frontière entre le Pays d'Auge herbagé et la plaine de Caen tournée vers la céréaliculture. On peut affirmer que notre marché est l'un des plus anciens du centre de la Normandie.

Du moyen-âge à la période révolutionnaire, la place du marché était la propriété de l'Abbaye bénédictine. Cet espace herbu était laissé aux habitants afin qu'ils puissent y faire paître leurs bestiaux jusqu'en 1766.
Dès 1152, il se tenait à Saint-Pierre-sur-Dives au moins une foire, celle de la Madeleine le 22 juillet de chaque année dont les revenus permettaient aux moines d'entretenir une léproserie à Mittois. Au cours des siècles le nombre des foires s'accrut et celles-ci coïncidèrent le plus souvent avec le marché hebdomadaire du lundi.

Au XIIIème siècle, les laboureurs des campagnes de l'ouest venaient y vendre leurs grains aux éleveurs du Pays d'Auge qui leur proposaient des bestiaux et des porcs.
Les grains se vendaient à "la mesure de Saint Pierre" préférée à la "mesure de Falaise". Le boisseau de Saint Pierre équivalait semble-t-il à 13,5 litres de grains. C'est à cette époque que les moines firent construire la grande halle. Ce vaste bâtiment qui servait à entreposer et à vendre les marchandises fût réparé puis prolongé en 1528 par l'abbé Jacques de Silly.

A la révolution française, la communauté monastique fut dispersée et ses possessions furent vendues comme biens nationaux. Cependant la municipalité de Saint-Pierre-sur-Dives dut emprunter la somme exigée pour le rachat car ses revenus à cette époque ne lui permettaient pas une telle dépense.

Le Jardin Conservatoire

Conçu comme un jardin musée, le jardin conservatoire présente plus de 450 espèces et variétés de fleurs et légumes traditionnellement cultivés en Pays d'Auge.

A travers le tout nouveau parcours "jardins de femmes en Pays d'Auge", le visiteur découvre comment les femmes cueillent, conservent, préparent les plantes. Elles soignent bêtes et gens. Elles portent les fleurs à l'église. Elles cuisinent la "pomme de terre bleue" et le "petit carré de Caen". Elles gardent dans les parterres "l'herbe à savoir" et "le muguet des armoires" et transmettent à leurs filles les secrets de "l'argentine".

D'enquêtes en bourses d'échanges, nous collectons les savoir-faire des jardiniers du Pays d'Auge et surtout les anciennes variétés de fleurs et de légumes comme le haricot "Petit Carré de Caen", la pomme-de-terre "Bleue de la Manche", la fleur de porcelaine...

En visitant le Jardin Conservatoire, le public peut découvrir ce patrimoine ainsi préservé, écouter les petits secrets, les recettes de grand-mère et retrouver les gestes des anciens.

Jardiniers et visiteurs peuvent emporter graines et plants.

Chacun de vous peut participer à cette sauvegarde en nous aidant à collecter des variétés disparues telles que le melon "Sucrin de Honfleur"; les pommes-de-terre "Noire des Montagnes", "Suie" et "Piquet"; le pois "Puce"; le panais "Rond"...

POLA, le cheval municipal

Pola va reprendre les fonctions d'Uranie et nouveauté, elle promènera les touristes dans Saint-Pierre-sur-Dives pour leur faire découvrir, en compagnie d'un guide, les secrets et les richesses du patrimoine Pétruvien : les halles, l'abbatiale, les tanneries, le château de Carel...
Elle effectue également le transport scolaire à l'école maternelle du Pot d'étain.

Des visites guidées en calèche, sur inscription à l'Office de tourisme, auront lieu en juillet et août le lundi à 15 heures et le jeudi à 11 heures.

Entre le 14 juillet et le 11 août, une balade est aussi prévue tous les vendredis à 15 heures 30 et 17 heures, dans le cadre des animations "Terroir & Artisanat".

Du 17 juillet au 28 août, rendez-vous Boulevard Churchill à 9h00 et aux Herbages Neufs à 10h00 pour un aller simple au marché en compagnie de Pola et de son attelage.
Elle sera également de toutes les manifestations qui se déroulent dans la ville.

Le cheval municipal, outre les services rendus, contribue donc aussi au développement du tourisme dans la ville. D'ailleurs, Saint-Pierre-sur-Dives organise et/ou participe à de nombreuses manifestations équestres : Equidays, concours de chevaux de trait, découverte des métiers du monde équin...

Le concept de cheval municipal a donc engendré de nombreuses conséquences positives pour l'image de la ville :
Avec Uranie et Pola, Saint-Pierre-sur-Dives protège son environnement, sa qualité de vie, ses traditions rurales de pays et développe son activité touristique.

Les deux chevaux de trait sont devenus des emblèmes bien au-delà des limites de la ville...

Trois personnes s'occupent de Pola. Olivier Lemétayer, Alain Giraudeau, Franck Malfilâtre ont tous trois suivis une formation d'initiation à l'attelage (galop 5 et 7).

^  Haut de page  ^